CAMEXAMEN | Actualités Concours officiels 2016, Résultats BTS, HND, DSEP, Bac, BEPC, BP, BEP, GCE Results -

Blog du Consultant

puce
# Un nouveau site est disponible. L'ancien reste valable pour des archives # Decision portant sanctions des fraudeurs aux examens officels session 2015 # BAREME DES SALAIRES DU PERSONNEL DES FORCES DE DEFENSE # BAREME DES SALAIRES DU PERSONNEL DES POLICIERS AU 01 JUILLET 2014 # Contractualisation de 885 Instituteurs Vacataires de l'Enseignement Technique. Liste provisoire des candidats
puce
 
puceCALENDRIER
 
 
puceRESSOURCES
puceAgenda

puce

 

Informations Pratiques
Spécial Fonds PPTE: Grand Nord – Même à petits pas on avance

Salles de classes non équipées avec des élèves assis à même le sol , maître et maîtresses recrutés de temps en temps mécontents, paquet minimum insuffisant et distribué arbitrairement, sites parfois mal choisis, voila l’état des réalisations des fonds PPTE dans le grand Nord. Dans la province du Nord, 20 salles de classes ont été construites et réceptionnés à la date du 30 juin 2003, d’autres sont en cours de construction comme à Pitoa. 17 motos ont été commandées pour les inspecteurs d’arrondissement, mais aucune n’a été livrée. Des 7 latrines commandées nous n’en avons vu qu’une à Bibemi, ainsi que 2 points d’eau dont un seul fonctionnel à Pitoa sur les 6 commandés. Dans l’Adamaoua, nous avons été informes de la construction de 19 salles de classes. Des deux arrondissements que nous avons visités pour vérification (Meiganga et Tignére), nous n’avons vu des salles de classes que dans l’Arrondissement de Tignere.

A Bibemi (65 km de Pitoa) dans la province du nord 2 bâtiments de 2 salles de classes chacune ont étés construites effectivement. En plus, on y a ajouté des latrines et un point d’eau non fonctionnel. A Poli , 136 km de la ville de Garoua un bâtiment de 2 salles non équipés a été construit à Hoy (école publique) , les maîtres sont promis mais rien n’est encore fait ,on attend

Dans la province du nord, le constat général tend à confirmer la construction des salles de classes. Même si à certains endroits comme à Ngong, on a simplement vu un entrepreneur venir demander un site sur lequel pouvait être construit des salles de classes: ou à Lagdo où la directrice pose un problème d’insuffisance des salles malgré les deux dont elle salut la construction.
L’Adamaoua accuse un petit retard. Dans le département du Mbéré par exemple, aucune salle de classe n’est encore construite, mais les enseignants PPTE sont recrutés et pris en charge. Ils sont venus prospecter le terrain et sont repartis, sans rien dire de plus. Nous avons les investissements promis, ainsi que le paquet le paquet minimum nous informe Monsieur l’inspecteur d’arrondissement de l’éducation nationale pour le Mbéré, DOKA Daniel. Les salles de classes ont néanmoins étés construits à Tignéré, Samliti, Almé.

Vacataire recrutés mais insuffisants
On nous a annoncé les enseignants recrutés sur fonds PPTE, mais ils n’ont pas encore pris service, Directeur de l’école publique de Ngong, arrondissement de Tchéboa. Vous arrivez au même instant que l’une des vacataires affectés dans notre école, Bouba Etienne Directeur de l’école publique de Pitoa. Le corps enseignant est constitué de 8 enseignants dont 2 fonctionnaires (Le Directeur inclus) et 6 maîtres des parents, comme on les appelle, se réfèrent à leur rémunération qui est l’œuvre de l’association des parents d’élèves. DJARSOUMNA Théodore, Directeur de l’école publique Groupe II de Bibémi.
Le constat est clair, les enseignants vacataires ont été effectivement recrutés. Mais la demande demeure forte et pressante. En plus il faut signaler les plaintes de certains enseignants recrutés au courant de l’année scolaire passée, qui font état des lenteurs dans le payement de leur salaire. Sur ce sujet, Mr Réné EZO’O ANGO, Délégué provincial de l’éducation nationale pour la Province du Nord est plutôt rassurant. « Je crois qu’il faut éviter de jouer le jeu des enseignants. Beaucoup refusent de rejoindre leurs postes d’affectation pour des raisons de distance, ils veulent néanmoins percevoir de l’argent pour un service non fait. L’année dernière, ceux qu’on a recrutés avaient des engagements pour dix mois au plus. Ce qui n’est pas le cas cette année où ils ont effectivement des contrats pour une durée de quatre ans. Le payement se fait dorénavant à titre individuel et non collectif comme ça été le cas la dernière fois. S’ils tiennent normalement, c’est à titre qu’ils sont de bonne moralité, assidus et compétents, ils pourraient être reversés à la fonction publique ». « L’an passé, nous avons composé les dossiers de recrutement sur PPTE. Nos noms ne sont pas sortis pour défaut de présentation du diplôme qui n’était pas encore sorti, ce qui a été réparé par la suite mais nos noms ne sont pas sortis dans la liste de cette année. Ce sont plutôt les noms de la décision préfectorale (enseignants vacataire recrutés par décision préfectorale) qui sont sortis ». Cet enseignant de l’association des parents d’élèves de Tignére évoque un des cafouillages qui s’est infiltré dans le recrutement des maîtres. Du pain sur la planche.

Livres scolaires: c’est trop peu !
A Lagdo, Mme la Directrice de l’école Groupe II, Mbatchom Odile jubile: « aller dire Merci à Yaoundé. Jamais nous n’avons été autant gâtés par les manuels scolaires. Ils sont arrivés chez Nous et je crois qu’ils sont en nombres suffisant seulement il nous faut des salles de classes ». Son école a bénéficié l’année dernière d’un bâtiment équipée sur fonds PPTE, trois dames y ont été affectées, ce sont des maîtresses. Les entrepreneurs ont également identifié des sites des trois prochains bâtiments de deux salles de classes chacun prévu pour l’arrondissement.
Le problème de la répartition des ouvrages se pose avec acuité. L’école publique groupe II de Bibemi a reçu 4500 livres constitués principalement des livres de mathématiques, de français et de lecture. Pour une école de 1186 élèves. Le cours moyen deuxième année a reçu 18 livres il devient difficile de les distribuer aux élevés nécessiteux. « Ça devient compliqué de les distribuer aux élevés comme vous l’avez constaté. Nous sommes obligé de les réunir par groupes à qui on remet un livre. Le principe de départ qui voulait qu’on remette les manuels aux élèves contre décharge des parents ne peut pas s’appliquer ici. Nous sommes en milieu rural et les parents n’ont pas les moyen pour les acheter », explique M.DJARSOUMNA Théodore, directeur de l’école publique groupe II de Bibemi.

Des réalisations… Il en faut encore !
Nous sommes en Géré. Bourgade située à quelques 65 km de Yagoua. Non loin du centre de santé c’est l’école publique du district. A première vue, on penserait à une école fréquentée par des élèves invisibles. Que non! Le rapprochement nous permet de nous rendre à l’évidence que nos futurs cadres d’administration et autres sont bel et bien en cours et assis à même le sol.
Dans la cour de l’école traînent quelques tables bancs nouvellement fabriqués. Certainement pour les élèves des cours moyens. « Ce sont les bancs gratifiés par la commune. Les fonds PPTE, on en a entendu parler mais c’est pas certainement pour nous » rétorque le Directeur de l’école qui n’a pas non plus entendu parler du paquet minimum.
« Essayez de discuter de cela avec le Délégué, je suis assez mal placé pour vous dire quoi que ce soit à propos », continue-t-il en prenant soin de nous accompagner chez le Délégué, à une cinquantaine de mètres de là. Nous n’en saurons pas plus, le Délégué étant en déplacement sur Yagoua.
A Yagoua (capitale du département du Mayo Danay) dans la province de l’Extrême Nord, nous rendons à l’école publique annexe groupe 2 de la ville. Même cirque : « Je vous assure que c’est terrible, nous n’avons pas du tout sur quoi s’asseoir vous-mêmes vous avez vu ce qui me tient lieu de bureau ». Ces propos sont de BONNA Joseph Directeur de l’école qui indique un coin du mur auquel est adossé un banc qui tient lieu de bureau. Ce cliché montre à loisir les conditions difficiles dans lesquelles les élèves et les enseignants dispensent le savoir dans les provinces septentrionales du Cameroun. A Maga (80km) de Yagoua, A Bogo dans le Diamaré, ou dans les autres établissements scolaires que nous avons visité, les témoignages des responsables voile à peine leur affliction, leur découragement et surtout leur volonté à ne pas abandonner les enfants malgré tout. Quoi qu’on dise, l’immensité des besoins observés sur le terrain, couplé à la volonté du personnel rencontrer à servir malgré le peu de moyen disponible, constitue un appel. Il en faut d’avantage ! Que ce soit sur fonds PPTE ou pas La source de financement importe peu. Toutefois, que les besoins soient aussi pressants, et que les fonds PPTE dorment tranquillement dans les coffres de la BEAC suscitent d’énormes interrogations.

Paul Eric Nzonin
La Voix du Paysan Novembre 2003

 
INFORMATIONS
 
 
puceSERVICES
 

 
puce
..:: CAMEXAMEN Copyright© 2005-2016 ::..